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The viscount of Adrilankha - Book Two - The Lord of Castle Black

Steven Brust

398 pages
Tor - 2003 - États-Unis
SF, Fantasy - Roman

Intérêt: **

 


Ce volume constitue le deuxième tome de la trilogie The viscount of Adrilankha, après The Paths of the Dead et avant Sethra Lavode. Cet ensemble est lui-même le dernier élément d'une trilogie hommage à celle des Mousquetaires et correspond donc au Vicomte de Bragelonne, de même que The Phoenix Guards correspondait aux Trois Mousquetaires et Five Hundred Years After à Vingt ans après.

Ce volume poursuit le récit du rétablissement de l'Empire par Zerika. Ayant reconquis l'Orbe, symbole et instrument du pouvoir impérial, dans le premier tome, la nouvelle impératrice, qui ne dispose encore que de maigres troupes, affronte l'armée de Kâna, l'usurpateur.

Dans cette tâche, elle est aidée par les «quatre mousquetaires» et leur entourage. Elle nomme Khaavren (d'Artagnan) capitaine de ses gardes, comme il l'était jadis, avant la chute de l'Empire. Tazendra (Porthos) est toujours à ses côtés: guerrière redoutable, elle réussit à combiner la naïveté et la «simplicité» de Porthos avec des talents de plus en plus affirmés de magicienne.

Aerich (Athos) est là aussi, ainsi que Piro, vicomte d'Adrilankha et fils de Khaavren. Enfin, Pel (Aramis), qui soutenait Kâna, se rallie à Zerika, rejoignant ainsi ses vieux amis.

Avec l'aide de tels guerriers - mais aussi de plusieurs magiciens de première force - la nouvelle impératrice réussit à défaire les armées de l'usurpateur. Celui-ci n'a toutefois pas dit son dernier mot. A la fin du volume, il trame de sombres complots qui se révéleront dans le dernier tome de la série.

Tout au long de ces pages pleines d'aventures épiques, qui font vivre de façon convaincante ce monde étrange débordant de fantaisie, l'hommage à Dumas demeure plus allusif qu'explicite. L'action ne cherche en rien à évoquer celle de la trilogie des Mousquetaires. Mais les quatre héros conservent très nettement la personnalité de leurs modèles et ce n'est pas le moindre charme de la série que de reconnaître les personnages de Dumas évoluant dans ce cadre radicalement différent. Pel, en particulier, est une transposition très réussie d'Aramis. Quand la nouvelle impératrice le choisit pour être son Discret - à mi-chemin entre le conseiller intime et le confesseur - on ne peut s'empêcher de penser que ce rôle convient à merveille à cette réincarnation d'Aramis, général des jésuites...

Mais le livre salue Dumas d'une autre façon. Toute la série de romans est présentée comme étant l'oeuvre d'un certain Paarfi, écrivain vivant quelques siècles après les événements qu'il décrit. Et à la fin de The Lord of Castle Black figure en annexe un texte censé être un article de journal critiquant la parution d'un monumental ouvrage érudit, publié par les Presses de l'Université, et consacré à une démolition systématique de la vie et de l'oeuvre de Paarfi. Cet ouvrage de 3.700 pages en six volumes, sobrement intitulé Mighty Thundering of Wisdom, Not One Word of Which Can Be Gainsaid: An Examination of the Failings, Ethical, Moral, Literary, Historical, Grammatical, Intellectual and Otherwise of the Work and Person of Paarfi of Roundwood, Formerly of this University - a Perfunctory Summary, accuse l'auteur à succès de The Phoenix guards et de ses suites de tous les maux: ses livres sont pleins d'approximations et d'erreurs historiques, il ne les écrit pas lui-même, il mène une vie privée dissolue, etc...

Toutes ces critiques, qui renvoient directement à celles qui ont accablé Dumas, l'auteur supposé de l'article les remet à leur juste place: Mighty Thundering of Wisdom est écrit par des universitaires dévorés de jalousie envers les succès de Paarfi, et le livre intéresse si peu que non seulement il ne se vend pas, mais il ne se vole même pas...

Extrait de l'annexe

Let it be said at the outset that, notwithstanding anything the University might say or refrain from saying, the overwhelming impression received by this reviewer is that the University in publishing this volume, is convinced that the misguided souls who have been unfortunate enough to delude themselves into thinking that they enjoyed Paarfi of Roundwood's books, will, upon reading the first of these volumes, stand dumbfounded, the scales fallen from their eyes, determined to eschew such dubious pleasures in the future. That if a serving man were to read, say, Volume Two, Chapters XXIV-XL, which share the heading On the Public Drunkenness of Paarfi, he would henceforth regard The Phoenix Guards as anathema; while no serious reader (or one who considered herself such) could, after reading Volume Four Chapters XC-CXXXIII, Common Historical Misconceptions Promulgated, Disseminated, Reinforced or Permitted by Paarfi of Roundwood, with Additional Notes on Several Simple But Usual Misconceptions of Which Paarfi Failed to Use His Position of Trust and Responsibility to Disabuse the Public, and having learned that what Paarfi describes as "a polished exotic hardwood" has been conclusively demonstrated to be the wood of the blacknut tree, and thus neither exotic, nor, technically, a hardwood, nor polished (blacknut wood gains its patina and strength from being greased, buried in darkness, and greased once more), would henceforth swear a dark and binding oath that an author capable of perpetuating such dangerous fallacies is an author to be, in the future, avoided.

This reviewer's contact at the University Press declared that the University had confidently expected A Mighty Thundering to sell in numbers commensurate with Paarfi's own latest volume. Alas, the piles of unsold and unstolen volumes (except, curiously, Volume Five, On the Lecherous Behavior of Paarfi of Roundwood, Profusely and Extensively Illustrated with Engraved Plates, Many of Them in Color, Depicting Each of the Actresses, Mannequins, Warriors, Courtesans, Hired Sluts, and Promising Young Female Writers with Whom Paarfi's Name Has Been Linked, Whether Conclusively Proved (Chapters I-LIV), or Merely Rumored, Either on Good Authority (Chapters LV-CIV) or Poor or No Authority at All (Chapters CV-CLX), which had entirely sold out at several locations when this reviewer went for his morning walk through the booksellers' district) next to the depleted piles that were once towering stacks of the latest volume of The Viscount of Adrilankha, demonstrates that, while the reading public's appetite for the romances of Paarfi of Roundwood outstrips the capacity of the printing presses to keep up, their desire to learn of the failings of their author of choice is not similarly favored.

(...) Strangely, for a book which professes itself to exist purely for reasons of historical accuracy, A Mighty Thundering is at its best when dealing with naked rumor. My favorite moments were those scattered through the various volumes which attempt, not to prove, but to smear, to imply, or to force the reader to infer, that Paarfi's books were not written by Paarfi, but written by journeymen to Paarfi's specifications, due either to Paarfi's laziness or to his inability to write, and this latter probably caused by a misfortune of a venereal nature. There is no effort to prove this, beyond third-hand supposition. And yet, while it is manifestly false in all particulars, there are, each day, more and more young writers who write like Paarfi.


 

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