One for all
Peter Cleverly Chris Cleverly
282 pages Callidi Books - 2007 - Royaume-Uni Roman
Intérêt: *
Ce roman aurait sa place dans la catégorie «Général
Dumas, héros de roman» si elle existait… Il raconte en
effet de façon très romancée la vie du père de
l’écrivain, en se concentrant sur les quelques années de
son arrivée en France en Normandie, aux côtés de son
père Alexandre Davy de La Pailleterie, et de ses débuts
de soldat pendant la Révolution.
Pour faire de cette vie du futur
général Dumas un roman «à la Dumas», les auteurs ont
imaginé un couple de très, très «méchants» : la nouvelle
épouse du «comte»* de la Pailleterie et son frère, le
comte de Malpas, tous deux pervers, assassins pour le
plaisir et qui plus est incestueux.
Après une brève introduction présentant l’enfance
d’Alexandre en Haïti, le récit commence par les
manœuvres de l’infâme belle-mère pour faire chasser le
jeune homme du château familial en Normandie. Alexandre
part donc à l’aventure, rejoint le chevalier de
Saint-George, entre dans son régiment de cavalerie, fait
connaissance de Marie Labouret, sa future épouse, se
trouvé mêlé à l’arrestation de Louis XVI à Varennes et
arrête, à la tête de ses cavaliers, l’invasion des
troupes émigrées et autrichiennes qui menacent la
Révolution. Tout au long de ces aventures, il est en
butte aux tentatives d’assassinat de Malpas et de sa
sœur, qui convoitent l’immense fortune laissée
secrètement à Alexandre par son père et déposée dans une
banque suisse (sic!). Un bref épilogue met en scène
Alexandre Dumas l’écrivain composant ses romans en
s’inspirant des aventures de son père.
Pas très passionnant ni convaincant, tout cela. Les
auteurs prennent de grandes libertés avec la réalité
historique, ce qui ne serait évidemment pas grave si
c’était justifié par l’écriture d’un bon roman. Mais ils
commettent aussi des erreurs grossières, en affirmant
par exemple à plusieurs reprises que le duc d’Orléans
Philippe Egalité était le frère de Louis XVI. Ce qui
témoigne de recherches historiques tout de même assez
succinctes.
* dans le roman, le père du héros est présenté comme
ayant le titre de comte. Dans la réalité, il était
marquis, ce qui est curieusement clairement précisé dans
une note biographique en fin de volume.
Extrait de l’épilogue Château de Monte
Cristo, 1846
Dumas, a large, handsome, bushy-haired man, sits in a
study - lit only by firelight and a single candelabra on
a massive writing desk. Opposite him - almost lost in a
huge winged chair - perches the little Publisher, his
face rapt with attention.
"My mother told me tales of my father's life," said
Dumas. "I would go to bed at night, my head filled with
acts of bravery and daring-do. I would dream dreams of
my father, and me, and of Saint-George, together, back
to back, fighting off a hundred, a thousand foes."
Dumas suddenly lurched out of his chair, slammed his
glass down on the mantelpiece. He strode to the desk,
snatched up a long writing quill and brandished it over
his head like a sword. "Shouting above the roar of
cannon and rattle of drums the battle-cry of the Free
American Legion." He tossed the quill back on the desk.
"No dammit! No! We've got to do this right."
Dumas strode to a dark corner of the study where he
scrabbled around noisily in an umbrella stand.
The Publisher slipped out of his armchair and walked
towards Dumas the better to see what was going on. He
stepped back quickly in alarm as Dumas grabbed at a hilt
half-hidden among the walking stick handles and brought
a yard of bright steel singing up into the air.
"My father's sword," Dumas cried as he slashed the air
with the heavy sabre.
The Publisher stepped back quite a bit more, hastily
retiring to the safe refuge of his armchair.
"One for all and all for one!" shouted Dumas. "Yes.
That's the way of it. That's a story to be told."
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