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La fille du mousquetaire
La fille après l’épouse… La fille du mousquetaire est le deuxième roman d’Henri Nicolas à parler de d’Artagnan. Le premier, Et Charlotte épousa d’Artagnan…, relate de façon assez peu romancée la vie de Charlotte de Chanlecy, qui fut dans la réalité l’épouse du mousquetaire. Avec La fille du mousquetaire, l’approche est un peu différente : l’héroïne Emmeline est cette fois un personnage tout à fait fictif qui se trouve être une fille illégitime de d’Artagnan.
Le personnage d’Emmeline est assez intéressant. Cette jeune fille sans passé ni attache n’a en fait guère de lien avec d’Artagnan. Ce dernier est certes son père mais, ne l’ayant jamais connu et ayant été abandonnée, elle n’en a rien reçu, ni spirituellement ni matériellement. Pour elle, le nom de son père évoque des rêves d’aventures et c’est tout (voir extrait ci-dessous). Si elle profite de son voyage en Hollande pour visiter la ville où son père est mort, Maastricht, elle n’y trouve aucun renseignement sur les circonstances du décès. La jeune femme a le goût de l’aventure, mais pas, contrairement à son père, celui des armes. Quand elle est amenée, pour se défendre, à tuer un homme d’un coup de pistolet, cela la rend malade. Sa principale arme est en fait son corps : Emmeline couche avec tous les hommes qui passent à sa portée, amis ou ennemis, ce qui lui réussit plutôt. Les femmes aussi à l’occasion, comme lorsqu’elle séduit la supérieure d’un couvent dans lequel elle a été enfermée. Le lien avec d’Artagnan demeure très superficiel. Il y a certes quelques clins d’œil au roman de Dumas : avec ses activités de quasi espionne, Emmeline évoque un peu Milady, la cruauté et le caractère implacable en moins. Elle aussi a une marque sur l’épaule, mais dont l’origine n’a rien à voir avec celle, infâmante, de Milady. Une scène qui voit la jeune femme et un agent secret français se rendre en Angleterre tandis que leurs ennemis essayent de les en empêcher est clairement démarquée du voyage à Londres de d’Artagnan dans l’épisode des ferrets de la reine. Bien écrit, tout comme Et Charlotte épousa d’Artagnan…, ce petit roman ne manque pas de qualités. Le caractère ténu des liens avec d’Artagnan est malgré tout un net handicap du point de vue de pastichesdumas : on ne peut s’empêcher de penser que les mentions du nom du plus célèbre des mousquetaires pourraient être supprimées sans que cela change grand chose au résultat. Merci à Mihai-Bogdan Ciuca de m'avoir signalé ce texte.
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