L’île de Montecristo - les
Italiens écrivent « Montecristo »
en un seul mot - fait partie de l’Archipel
Toscan dont la plus grande île est l’île
d’Elbe. Située à mi-chemin entre la Corse et
l’Italie continentale, elle est éloignée de
cette dernière d’environ 63 km. Sa
superficie est de 10,4 km². L’île est
constituée d’une masse granitique à la forme
conique mais qui n’a rien de volcanique.
Avec un point culminant à 645 mètres, le
Monte della Fortezza, Montecristo offre de
spectaculaires paysages de crêtes
déchiquetées et de pentes vertigineuses. La
végétation est typique du maquis
méditerranéen, à l’exception des jardins
botaniques luxuriants implantés autour de la
Villa Royale.

Carte: Lilyu, NormanEinstein, Airunp, CC
BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
La totalité de l’île et des eaux
avoisinantes est protégée, ce qui préserve
son caractère sauvage. Montecristo est en
effet « une réserve naturelle de l'État
d'une importance exceptionnelle pour la
conservation de la biodiversité »,
précisent les autorités italiennes. Classée
réserve naturelle en 1971, l’île fait partie
depuis 1977 du Réseau européen des réserves
biogénétiques. Elle a également intégré le
réseau des réserves de biosphère de l’Unesco
et celui de Natura 2000 de l’Union
européenne. Elle est aussi incluse, avec
l’ensemble de l’Archipel Toscan, dans la
« liste verte » de l'Union
internationale pour la conservation de la
nature qui se veut la « référence
mondiale pour l'aménagement des aires
protégées en promouvant les pratiques
exemplaires ».
Autant dire que la protection accordée à
l’île est absolue. Aucun bateau n’a le droit
de s’en approcher à moins de mille mètres et
les possibilités de visites sont extrêmement
limitées. Une vingtaine d’excursions sont
organisées chaque année pour quelques
dizaines de visiteurs à chaque fois. Le
départ se fait de Piombino sur la côte
italienne, avec trois heures de bateau dans
chaque sens.
Sur place, la visite est cantonnée à
quelques sentiers de montagne dont il est
exclu de s’écarter, sous le contrôle
vigilant des guides du Parco Nazionale
Arcipelago Toscano, l’organisme qui gère
l’ensemble de l’archipel toscan. Les
itinéraires accessibles - plutôt rudes -
permettent toutefois de se faire une bonne
idée de la physionomie de Montecristo, y
compris en altitude puisqu’ils incluent les
ruines de l’ancien monastère à 343 mètres.
Au programme de la visite figurent également
les autres vestiges d’occupation ancienne
comme la grotte du Saint, et la toute petite
partie habitée implantée à Cala Maestra,
unique point d’accès de l’île: Villa Royale,
petit musée, bâtiments de service et
logement des quatre personnes qui habitent
sur l’île: deux garde-forestiers et deux
carabinieri remplacés par roulement tous les
quinze jours.
Voir le
site
du Parco Nazionale Arcipelago Toscano
(cliquer sur les photos pour les voir en
grand - photos P. de J.)